Prière du repentir

Ouvre-moi les portes du repentir, Toi qui donnes la vie, car tourné vers ton saint temple veille mon esprit, qui porte tout souillé le temple de mon corps. Mais Toi ô Compatissant, purifie-moi dans ton amour miséricordieux.

Dans les voies du salut, dirige-moi Mère de Dieu, car de péchés infâmes j’ai souillé mon âme, et dans l’insouciance j’ai dépensé toute ma vie; mais par tes prières délivre-moi de toute impureté.

Aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta grande miséricorde et, dans la richesse de ta compassion, efface mon iniquité.

À la pensée de la multitude de mes funestes actions, malheureux que je suis, je tremble devant le jour terrible du Jugement; mais confiant dans ton amour miséricordieux, je T'implore comme David: aie pitié de moi, ô Dieu, dans ta grande miséricorde.


 

Dimanche du Pardon

Le dernier dimanche avant le Grand Carême

Ce dimanche 22 février 2026 est appelé "Dimanche du Pardon ou de l'expulsion d'Adam du Paradis" (ou encore "dernier jour des laitages"). Le Carême est compris comme la libération de l'esclavage du péché. L'évangile de ce dimanche (Mathieu 6, 14-21) dicte les recommandations nécessaires à cette libération : d'une part le jeûne ne doit pas être pratiqué de façon ostentatoire, d'autre part celui-ci n'a aucune valeur s'il n'est accompagné du pardon à son prochain ("Si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi").


« Le Seigneur dit : Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous remettra aussi ; mais si vous ne remettez pas aux hommes, votre Père non plus ne vous remettra pas vos manquements.

Quand vous jeûnez, ne vous donnez pas un air sombre comme font les hypocrites : ils prennent une mine défaite, pour que les hommes voient bien qu’ils jeûnent. En vérité je vous le dis, ils tiennent déjà leur récompense.

Pour toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visage, pour que ton jeûne soit connu, non des hommes, mais de ton Père qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.

Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la mite et le ver consument, où les voleurs percent et cambriolent. Mais amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent. Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. »


Le rite du Pardon. À la fin des vêpres sont chantés les stichères de Pâques. La tradition veut que ce soir là, chacun demande pardon à ses proches pour ses fautes volontaires ou involontaires, connues ou ignorées.

Apostiches du Triode
Ton 4
Ta grâce, Seigneur, l'illumination de nos âmes, a brillé / Voici le temps bienvenu, voici le temps du repentir / Repoussons les œuvres des ténèbres, revêtons les armes de la lumière / afin que traversant le grand océan du jeûne / nous puissions parvenir à la Résurrection le troisième jour // de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, qui sauve nos âmes.

Dimanche du Retour du Fils Prodigue

 Début de la triode du grand carême de Pâques

Tropaire des vêpres du Dimanche
du retour du Fils Prodigue

De quels biens me suis-je privé, malheureux que je suis, de quel royaume me suis-je exilé; j'ai dépensé le trésor que de Toi j'avais reçu, loin de Ta loi j'ai cheminé. Hélas, ô ma pauvre âme, tu seras livrée au feu éternel, mais avant la fin dis au Christ notre Dieu: Comme le Fils prodigue accueille-moi, Seigneur, et prends pitié de moi. 

Kondakion, ton 3 Triode
Dans ma déraison, j'ai fui ta gloire paternelle, / par de mauvaises actions j'ai dissipé les richesses que Tu m'avais données ; / aussi comme le fils prodigue je te clame : / j'ai péché contre toi, Père compatissant, // reçois-moi qui me repens et fais de moi l'un de tes serviteurs. 

 

Lecture de l'Évangile selon saint Luc (Lc XV,11-32) 

En ce temps-là, Jésus dit cette parabole : « Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : “Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir”. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit : Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai : “Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils ; traite-moi comme l'un de tes mercenaires”. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit : “Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils”. Mais le père dit à ses serviteurs : “Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé”. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit : “Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras”. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père : “Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras !” “Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi ; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé”. »